Culture capillaire pour la Journée de l'Afrique
Nahaufnahme von Händen, die einen Zopf direkt am Ansatz an einem Kopf flechten
Nous voulons profiter de cette journée pour vous faire découvrir un peu mieux la culture capillaire du continent. Bien que l'histoire de l'Afrique soit très diverse, mouvementée, vivante et en constante évolution, la culture capillaire est restée largement, voire complètement, inchangée dans de nombreux pays.
La Journée de l'Afrique a été instaurée le 25 mai 1963 en Éthiopie. L'Organisation de l'Unité Africaine, aujourd'hui connue sous le nom d'Union africaine, devait soutenir les nations africaines dans la conquête de leur indépendance. Depuis, cette journée est célébrée chaque année, non seulement en Afrique mais dans le monde entier. Ces dernières années, chaque édition était placée sous un thème. Le thème de cette année : Notre Afrique, notre futur.
Dans l'Afrique précoloniale, les coiffures servaient à affirmer une identité. Chaque ethnie avait sa propre façon de styliser les cheveux, et certaines coiffures avaient même une signification symbolique. Par exemple, il existait des coiffures pour la guerre, des coiffures pour les jeunes filles à la puberté ou des coiffures pour les femmes enceintes.
Pour célébrer la Journée de l'Afrique, nous aimerions vous présenter des pratiques capillaires emblématiques d'Afrique du Nord et d'Afrique subsaharienne :
Braiding (tressage)
Il existe sous de très nombreuses formes. On estime que les cornrows remontent à l'an 3000 av. J.-C. Parmi les formes les plus courantes : les twists, les cornrows et les box braids. Dans toutes ces coiffures, la symétrie et la précision sont déterminantes. Les trois peuvent servir aussi bien de coiffure du quotidien que de protective style ou de base pour des extensions. Quelques exemples : les flat/mini twists, les jumbo/butterfly braids, les cornrows et de simples cornrows utilisées comme base pour un styling protecteur.
Les cornrows sahraouies viennent d'Afrique du Nord. Traditionnellement, les cheveux sont séparés en deux parties principales et rallongés, de manière à ce que la longueur atteigne les coudes.

African Threading et Bantu Knots
Dans les pays subsahariens, cette technique fait partie de la routine capillaire depuis de nombreuses générations. Des sections de cheveux sont enroulées avec un fil noir. Cette méthode étire et renforce les cheveux sans recourir au sèche-cheveux ni aufer à lisser. Cette forme d'allongement est considérée comme un protective style, par exemple aussi sous une perruque.
Les Bantu Knots viennent à l'origine du peuple zoulou en Afrique australe. Les cheveux sont séparés en sections, torsadés et enroulés en spirale pour former un nœud rond. Le mot « Bantu » signifie « peuple ».

Dreadlocks/Locks
Les dreadlocks sont aujourd'hui encore portées par de nombreuses personnes dans de nombreuses nations. Chez le peuple Hamar en Éthiopie, les dreadlocks à l'ocre sont par exemple courantes. L'ocre, une argile naturelle composée d'oxyde de fer et de quantités variables d'argile et de sable, donne aux cheveux une magnifique couleur.

Tresse française
La tresse française est très appréciée sous le hijab. Elle maintient les boucles sous le hijab et protège les cheveux naturels (avec cette technique, les mèches plus courtes s'intègrent bien). La queue de cheval et le chignon bas sont également très répandus et très appréciés.

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